Fraternité et volontariat international : enquête sur les lexiques et les formes de mobilisation politique en Italie et en Europe
Tipologia
Altro
Finanziatori
Ecole Normale Superiore. Institut d’Histoire Moderne et Contemporaine
Responsabile
G. Pécout
Componenti Persone e istituzioni
Florence Bourillon et Catherine Brice (Université de Paris-XII), G. Pécout (Ecole Normale Superiore. Institut d’Histoire Moderne et Contemporaine), Gilles Bertrand (Université de Grenoble), Jean-François Chauvard (Ecole française de Rome)
Presentazione
L’IHMC est l’un des quatre laboratoires porteurs du projet déposé au printemps 2008 sous la coordination de C. Brice (Université de Paris-XII) et accepté en juillet 2008. En partant d’une définition de la fraternité, qui va du plus particulier - les frères de sang - au plus général - l’humanité -, le projet propose une enquête en apparence restreinte - l’histoire du mot fraternité et des concepts qu’il recouvre en Europe, durant un long XIXe siècle - qui s’élargit dans deux directions complémentaires : l’étude des modalités de la mobilisation politique durant cette période ; et, plus particulièrement, l’étude du volontariat, ainsi que la compréhension de la construction de l’idée nationale durant le siècle des nationalités. On cherche donc à relier autour d’un exemple précis l’histoire des concepts, l’histoire des formes de mobilisation et l’histoire des dynamiques nationales d’un long XIXe siècle.
Par cette triple approche, l’histoire du concept, l’étude du caractère opératoire de ce concept de fraternité et de son utilisation dans le contexte des luttes pour l’indépendance nationale, on voudrait proposer une relecture appuyée sur des exemples précis de l’histoire culturelle du politique.
Le projet différencie l’approche en fonction des aires géographiques concernées : il s’intéresse à l’ensemble de l’Europe pour l’étude du concept de fraternité et pour les modes d’organisation politique s’y référant. Toutefois, l’Italie du long Risorgimento sera l’objet d’une enquête plus approfondie quant aux cadres de mobilisation des acteurs des mouvements d’indépendance, et constituera un laboratoire susceptible de proposer des pistes d’enquêtes à vérifier dans les autres pays. Cette orientation correspond à la généalogie du projet, d’abord lancé sur la péninsule italienne, aux spécialisations d’un certain nombre de participants au projet, mais aussi au caractère exemplaire et massif que prit la notion de fraternité dans l’écriture de l’histoire italienne au XIXe siècle.
Les quatre laboratoires associés pour mener à bien ce projet sur 48 mois sont : le laboratoire Jean-Baptiste Say de l’Université de Paris-XII (Florence Bourillon et Catherine Brice), porteur principal, l’IHMC (équipe sous la responsabilité de G. Pécout), le CHRIPA (Université de Grenoble, équipe sous la responsabilité de Gilles Bertrand), l’Ecole française de Rome (équipe sous la responsabilité de Jean-François Chauvard). Alors que le laboratoire Say traitera essentiellement de la partie du programme concernant la prosopographie des frères qui participent aux guerres nationales et d’indépendance, le CHRIPA s’intéressera plus spécifiquement à l’histoire du concept dans des régions au statut politique et culturel différent durant le XIXe siècle (Lombardie, Vénétie et Royaume de Piémont-Sardaigne) et l’Ecole française de Rome assurera la coordination logistique et éditoriale de l’entreprise.
La spécificité de l’équipe de l’IHMC dans ce programme est bien marquée autour de l’examen de tous les aspects internationaux du concept et de la mobilisation au nom de la fraternité. Le lexique, la propagande et le fonctionnement des « frères d’armes » à travers le volontariat international enrichira ainsi le projet en lui donnant une dimension européenne et transnationale.
Le volontariat militaire international comme forme de fraternité internationale dans l’Europe méditerranéenne du XIXe siècle.
Le lexique de la fraternité est au principe du système de valeurs qui légitiment le volontariat. A deux niveaux : le fonctionnement interne d’une proximité supposée d’idéaux et d’une cohésion des « frères d’armes » ; la mécanique externe de justification d’un engagement pour autrui, un « peuple frère » le plus souvent. Mais, au-delà du seul vocabulaire et imagier, l’étude de la fraternité internationale débouchera sur un examen précis des réseaux familiaux et amicaux qui structurent le volontariat international et conduira enfin à interroger les nouvelles catégories qui organisent durablement les relations internationales au XIXe siècle autour du binôme « amitié internationale - diplomatie des peuples ». L’objectif scientifique est donc de dessiner dans ses nuances chronologiques le portrait de ceux qui, tout en se définissant « frères d’armes », prennent les armes pour « défendre leurs frères » à l’étranger.
La définition d’une fraternité militaire internationale liée au volontariat ne va pas de soi dans la mesure où l’histoire de l’engagement militaire international au XIXe siècle est d’abord celle des armées régulières ou du mercenariat qui échappent en partie à notre définition du volontariat international comme le choix indépendant d’une structure armée régulière, d’une cause et d’un théâtre d’affrontement étranger. Même si notre approche part du postulat politique du volontariat, assimilé à une forme de politique comme pérégrination à l’époque du long romantisme, l’engagement armé doit aussi être appréhendé dans ses liens avec le mercenariat, l’esprit d’aventure et les motivations personnelles autres qu’idéologiques et politiques.
Risultati attesi
Nous entendons reconstituer, à l’issue du programme, l’évolution d’un modèle de mobilisation militaire, idéologique, politique et même humanitaire (à partir de la fin du XIXe siècle) en proposant une typologie du volontariat international autour des indicateurs suivants :
la mobilisation militaire organisée (en bataillons, groupuscules, brigades...) avec pour condition de ne pas être liée à la conscription et à l’obligation de service ;
les justifications de l’engagement individuel ou informel ;
toutes les formes intellectuelles, artistiques, politiques et associatives de mobilisation internationale pour des causes étrangères en amont dans le pays de départ et en aval dans le pays d’arrivée en privilégiant les ressorts de la fraternité internationale. Nous prévoyons deux journées d’étude :
Journées d’études autour des « fraternités internationales gréco-latines » :
Mai 2009 : « Fraternité des armes et volontariat international en Méditerranée : bilans historiographiques autour du philhellénisme et de la mobilisation pour le Risorgimento ».
Avril 2010 : « Volontariat international et fraternité latine, France, Italie et Espagne : étude des lexiques de mobilisation » en collaboration avec les membres du laboratoire qui travaillent sur « L’internationalisation de la culture en Europe » et notamment B. Wilfert.
Observatoire historiographique de la Méditerranée européenne, avec l’Antenne de l’ENS de l’Institut Remarque de New York University.
A partir de 2009, le département d’histoire de l’ENS va mettre en place avec l’Antenne de l’Institut Remarque de NYU à l’ENS un « Observatoire historiographique de la Méditerranée européenne, XVIIIe - XXIe siècle ».
De 2008 à 2012, l’accent sera mis sur la dimension méditerranéenne - et non strictement italienne - des activités de collecte bibliographique et de recherche à travers la mise en place de cet Observatoire. Co-dirigé par Katy Fleming (NYU-Remarque), spécialiste d’histoire de la Grèce et de l’Europe méditerranéenne et par G. Pécout, cette structure fédèrera un site dit de veille bibliographique (assuré par l’Institut Remarque dans l’immédiat), un séminaire mensuel sur l’historiographie de la Méditerranée, en privilégiant d’abord le regard des historiographies extra-européennes (nord et sud-américaines notamment) et des ateliers et des initiatives ponctuelles en lien étroit avec les diverses équipes et les axes méditerranéens de l’IHMC.
La Società Italiana per la Storia dell'Età Moderna (SISEM)
si è costituita ad Arezzo il 16 maggio 2003. Suo scopo è quello
di elevare e diffondere la cultura storica e in particolare di
promuovere gli studi di storia del Rinascimento e dell'età moderna in Italia. continua...
Giunta storica nazionale un organismo nazionale che coordina l'attività degli istituti e degli enti di ricerca storica italiani.
Cliohnet un progetto a larga scala sviluppato dalla rete ECTS e finalizzato all'innovazione dell'insegnamento e dello studio della storia in Europa.
Cromohs Cyber Review of Modern Historiography, rivista elettronica di storiografia moderna.
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Storicamente Rivista telematica realizzata presso il Dipartimento di Discipline Storiche dell’Università di Bologna. L’abbattimento degli steccati cronologici e l’ampio spazio riservato ai giovani studiosi sono tra i punti qualificanti di questa pubblicazione.
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Cliohres.net programma di ricerca, sostenuto da una Rete di eccellenza formata da 45 università, sull'identità storica dell'Europa. Nel sito web sono disponibili otto volumi in full text.
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